LE GUIDE DE CHOIX / PRAEDIXA
Logiciel planning restauration : le comparatif 2026 de 7 solutions CHR.
Sept logiciels de planning pour la restauration comparés sur ce qui compte en CHR : règles HCR et coupures, prix publics, pilotage de plusieurs sites, lien avec la paie et prévision de l’activité. Chaque affirmation renvoie aux pages des éditeurs ou aux textes officiels, et une méthode de test vous aide à choisir sur vos propres services.
Qu’est-ce qu’un logiciel de planning pour la restauration ?
Un logiciel de planning pour la restauration construit, diffuse et suit les plannings des équipes de salle et de cuisine : services, coupures, extras, absences et heures réellement travaillées. Il remplace le tableau Excel ou le planning papier, aide à appliquer les règles de la convention collective des hôtels, cafés, restaurants (HCR) et prépare les éléments variables de paie. Son objectif : ajuster les équipes à l’activité attendue, service par service, sans dépasser le budget ni les limites légales.
- Sept solutions présentées par ordre alphabétique : Agendrix, Combo, Planday, Planesto, Praedixa, Skello et SmartPlanning.
- Le prix d’appel ne suffit pas : l’unité facturée (utilisateur, employé, établissement ou palier d’effectif) change fortement le coût annuel.
- Skello et Combo revendiquent explicitement la convention HCR ; les autres s’appuient sur le Code du travail, sur des règles à paramétrer ou sur un contrôle manuel.
- Skello et Planday publient des fonctions de prévision de l’activité ; Praedixa relie la demande attendue au planning, aux stocks et aux recettes.
- Aucun logiciel ne dispense de vérifier le paramétrage : testez vos propres cas de coupure, d’extras et de saisonniers.
Méthode et sources du comparatif
Comparatif rédigé par Steven Poivre, CEO de Praedixa, qui figure parmi les solutions présentées. Les sept logiciels sont classés par ordre alphabétique, sans note ni classement général. Les descriptions et les prix reposent sur les pages officielles des éditeurs consultées le 27 septembre 2026, reliées sous chaque fiche ; les règles sociales citées renvoient aux textes officiels.
Les prix indiqués sont les tarifs publics d’entrée, hors options, et hors taxes lorsque l’éditeur le précise. Nous n’avons pas testé chaque logiciel en conditions réelles : les fonctions incluses dans une offre, le paramétrage de vos règles et les conditions commerciales doivent être confirmés sur votre projet.
Tableau comparatif des 7 logiciels de planning
Lisez chaque colonne à partir de vos contraintes : temps partiels en coupure, extras, nombre de sites, besoin de prévision. Les fiches suivantes détaillent les sources, les options payantes et une vérification à faire en démonstration.
| Logiciel | Restauration et règles HCR | Prix public d’entrée | Plusieurs sites | Prévision de l’activité |
|---|---|---|---|---|
| Agendrix | Règles de base du Code du travail, seuils ajustables ; convention HCR non mentionnée. | 3,25 € HT par utilisateur et par mois (2,93 € en annuel). | Gestion multi-succursales incluse. | Prévisions météo ; pas de prévision des ventes publiée. |
| Combo | Conformité HCR revendiquée, alertes de non-conformité, saisonniers. | Dès 60 € HT par établissement et par mois (Time), selon l’effectif ; pointeuse à 2 € par employé. | Suivi de plusieurs restaurants annoncé. | Chiffre d’affaires prévisionnel saisi ; plannings prédictifs annoncés comme à venir. |
| Planday | Règles de temps de travail paramétrables et alertes ; pas de contenu HCR publié. | 2,99 € par utilisateur et par mois (Starter, 5 utilisateurs minimum) ; HT ou TTC non précisé. | Organisation par sites ou départements, en nombre variable selon l’offre. | Indicateurs de prévision de la demande dans l’offre Pro. |
| Planesto | Dédié à la restauration ; contrôle annoncé de règles du Code du travail. | Gratuit jusqu’à 10 salariés (création et édition du planning) ; METIER de 9,90 € à 54,90 € HT par mois. | Offre adaptée sur demande pour plusieurs établissements. | Planning assisté par IA annoncé pour 2027. |
| Praedixa | Planning par postes, compétences et disponibilités ; contraintes précisées lors du cadrage. | Proposition selon le nombre de restaurants, les équipes et les usages. | Vue réseau et détail de chaque restaurant. | Prévision locale de la demande reliée au planning, aux stocks et aux recettes. |
| Skello | Alertes légales HCR (IDCC 1979) et Code du travail ; extras, saisonniers, temps partiels. | Dès 79 € HT par mois (Planning Standard), selon les utilisateurs par établissement. | Gestion centralisée des établissements. | Prédiction d’activité et besoins en personnel. |
| SmartPlanning | Coupures et saisonniers planifiables ; pas de contrôle automatique des durées, de l’amplitude ni du repos, selon l’éditeur. | 2,90 € HT par employé et par mois, toutes fonctions incluses. | Plusieurs équipes et sites dans une même interface. | Aucune prévision publiée. |
Les 7 solutions en détail
Chaque fiche reprend ce que l’éditeur publie, les options facturées en plus et le cas d’usage auquel la solution semble destinée. La dernière phrase propose une vérification à faire en démonstration.
Agendrix : un planning simple, facturé à l’utilisateur
Agendrix, conçu au Canada et proposé en France, réunit la publication du planning, les échanges de plages entre salariés et une messagerie d’équipe. L’offre Essentiel coûte 3,25 € HT par utilisateur et par mois, ou 2,93 € en engagement annuel ; le pointage relève du module Temps et présences, à 2,25 € de plus par utilisateur. L’essai dure jusqu’à 21 jours, sans carte bancaire ni engagement.
L’éditeur indique intégrer les règles fondamentales du Code du travail, comme le repos entre deux quarts et le plafond hebdomadaire, avec des seuils ajustables ; la convention HCR n’est pas mentionnée. La gestion multi-succursales est incluse et un export au format Silae est proposé pour la paie. À examiner pour simplifier d’abord la diffusion du planning : faites paramétrer devant vous la coupure d’un temps partiel.
Agendrix : planning pour la restauration
Combo : planning, pointage et préparation de la paie
Combo, anciennement Snapshift, est né dans la restauration et s’adresse aujourd’hui aux TPE et PME de plusieurs secteurs. Sa page restauration revendique la conformité à la convention collective HCR, avec des alertes de non-conformité et un suivi des saisonniers. Les offres Time et People démarrent à 60 € et 80 € HT par établissement et par mois, avec un prix progressif selon le nombre de salariés et 10 % de remise en annuel ; la pointeuse ajoute 2 € par employé et par mois.
La préparation de la paie est proposée au format d’outils comme PayFit ou Silae ; le transfert des données vers Silae est une option à 1,50 € par employé et par mois. Côté prévision, le chiffre d’affaires attendu est saisi par l’utilisateur ; les plannings prédictifs sont annoncés comme à venir. À examiner pour réunir planning, pointage et paie dans un restaurant ou un petit réseau : vérifiez le traitement des coupures de temps partiel, que les pages consultées ne détaillent pas.
Combo : logiciel pour la restauration traditionnelle
Combo : plannings prédictifs annoncés
Planday : des règles paramétrables pour une équipe internationale
Planday, d’origine danoise, propose en France une interface en euros. Ses règles de temps de travail sont paramétrables, avec des alertes quand un planning les enfreint ; le site français ne publie pas de contenu propre à la convention HCR ni aux coupures. L’offre Starter coûte 2,99 € par utilisateur et par mois, avec cinq utilisateurs minimum et une facturation par groupes de cinq ; Plus coûte 4,99 € par utilisateur, avec 25 € d’abonnement mensuel. La page ne précise pas si ces prix sont hors taxes.
L’offre Pro, au tarif personnalisé, annonce des indicateurs de prévision de la demande. Pour la France, la liste d’intégrations de l’éditeur ne mentionne que QuickBooks Online côté paie. À examiner pour un groupe présent dans plusieurs pays : prévoyez le paramétrage des règles HCR et l’export vers votre outil de paie.
Planesto : un planning dédié aux restaurants indépendants
Planesto se présente comme le logiciel de planning de la restauration et annonce un contrôle automatique de règles du Code du travail français. L’offre gratuite PLUME, jusqu’à 10 salariés, se limite à la création et à l’édition du planning ; elle s’active après cinq semaines d’essai de l’offre METIER. METIER coûte de 9,90 € HT par mois jusqu’à 5 collaborateurs à 54,90 € HT jusqu’à 50, par paliers de cinq ; les saisonniers en contrat daté ne sont pas comptés.
La gestion des extras, le suivi des souhaits et le planning assisté par IA sont annoncés pour 2027. Plusieurs établissements relèvent d’une offre adaptée, sur demande, et des exports servent à préparer la paie. À examiner pour un restaurant indépendant qui démarre : comparez les règles contrôlées à la convention HCR et vérifiez le calendrier des fonctions annoncées.
Praedixa : relier le planning à la demande et aux opérations
Praedixa est un tout-en-un opérationnel IA natif pour les réseaux de restauration : stocks, planning, fiches techniques, rentabilité, suivi HACCP et prévision. Le planning part de la demande attendue par restaurant et par service, puis la rapproche des postes, des compétences et des disponibilités des équipes. Le siège et les responsables disposent d’une vue réseau et du détail de chaque établissement.
Praedixa ne publie pas de grille tarifaire : la proposition dépend du nombre de restaurants, des équipes concernées et des usages à couvrir. La compatibilité avec vos outils existants, paie comprise, est vérifiée avant le déploiement, et vos contraintes d’organisation sont précisées lors du cadrage. À examiner si votre difficulté principale est de dimensionner les équipes selon l’activité, dans le même environnement que les stocks et les préparations. Comme pour les autres solutions, faites rejouer vos cas de coupure et valider les règles applicables par votre interlocuteur RH.
Skello : la convention HCR au cœur des alertes
Skello met en avant l’hôtellerie-restauration : ses alertes légales intègrent la convention HCR (IDCC 1979) et le Code du travail, notamment les durées maximales, les repos et les majorations, et l’outil gère extras en CDD d’usage, saisonniers, temps partiels et multi-contrats. Les pages consultées ne citent pas d’alerte dédiée à la coupure ; l’alerte la plus proche porte sur l’amplitude de la journée.
Planning Standard démarre à 79 € HT par mois et Planning Max à 109 €, selon des tranches d’utilisateurs par établissement, avec 10 % de remise en engagement annuel ; la badgeuse et les services RH ou de paie sont facturés en plus. Skello génère des prédictions d’activité à partir de l’historique, et Planning Max inclut des prévisions de besoins en personnel. Les intégrations annoncées couvrent notamment Silae, PayFit, Cegid Quadra et ADP, avec l’option RH Expert. À examiner pour un groupe HCR qui veut des alertes légales intégrées et une gestion centralisée des établissements.
Skello : hôtellerie et restauration
Skello : pilotage et prévisions
SmartPlanning : un prix unique, des contrôles à faire soi-même
SmartPlanning affiche un prix lisible : 2,90 € HT par employé et par mois, toutes fonctions incluses, sans engagement, avec 21 jours d’essai sans carte bancaire ; au-delà de 50 employés, l’éditeur invite à le contacter. Congés, messagerie, notifications et import CSV ou Excel figurent dans l’offre, utilisable sans application à installer. Sa page restauration permet de planifier coupures, extras et saisonniers.
Son guide HCR précise toutefois que l’outil ne contrôle pas automatiquement les durées maximales, l’amplitude ni le repos de 11 heures, et ne fait ni badgeage ni paie : ces vérifications restent manuelles, avec des exports Excel pour préparer la paie. À examiner pour une petite équipe qui privilégie le coût et accepte de contrôler elle-même les règles applicables.
SmartPlanning : multi-équipes et usage sur mobile
Comment choisir : les 8 critères qui comptent
Le prix affiché est un mauvais point de départ. Ces critères décident de l’usage réel, du premier planning à la clôture de la paie.
1. Les règles HCR, au-delà du Code du travail
La convention collective des hôtels, cafés, restaurants (HCR) et ses avenants fixent leurs propres règles, qu’un accord d’entreprise peut encore adapter. Un outil conforme au Code du travail peut passer à côté de ces spécificités si elles ne sont pas paramétrées.
Exemple central, la coupure d’un salarié à temps partiel. Dans les HCR, sa journée ne peut comporter, en plus des pauses et hors temps de repas, qu’une seule coupure, d’au plus 5 heures. Au-delà de 2 heures, cette coupure ouvre droit à des contreparties : celles d’un accord d’entreprise ou d’établissement ou, à défaut, deux séquences de travail d’au moins 3 heures consécutives et un contrat d’au moins 24 heures par semaine (article 13.5 de l’avenant n° 2 du 5 février 2007). C’est plus souple que la règle supplétive du Code du travail, une seule interruption de 2 heures au plus : l’outil doit appliquer la bonne.
Pour un salarié à temps complet, la convention ne fixe pas de durée maximale propre à la coupure. Elle reste encadrée : le repos d’au moins 11 heures consécutives entre deux journées limite en principe l’amplitude, pauses et coupures comprises, à 13 heures, et les durées maximales HCR s’appliquent, de 10 à 12 heures par jour selon l’emploi. Des dérogations existent, notamment pour certains saisonniers logés.
Un bon logiciel encode les règles qui vous concernent et alerte avant la publication, pas après un contrôle. Faites valider ce paramétrage par votre interlocuteur RH : l’outil ne remplace pas la vérification des règles applicables.
Légifrance : article 13 de l’avenant n° 2 (temps partiel HCR)
Légifrance : article 6 de l’avenant n° 2 (durées maximales HCR)
2. Les coupures, testées sur vos cas réels
La coupure partage la journée en deux services. Elle complique le calcul des heures et la paie, et fait souvent débat avec les équipes.
Test simple : demandez à l’éditeur de construire devant vous la journée d’un temps partiel avec une coupure de quatre heures, puis celle d’un extra du samedi. Vérifiez notamment :
- La saisie d’une journée en deux séquences, avec la coupure visible sur mobile.
- Une alerte avant publication quand une règle paramétrée n’est pas respectée.
- Le calcul des heures réellement travaillées, séquence par séquence.
- L’historique des modifications et des validations.
3. Le coût annuel réel, à effectif égal
Deux modèles dominent. Le prix par utilisateur ou par employé suit l’effectif, mais augmente avec les extras et les saisonniers. Le forfait par établissement ou par palier d’effectif reste lisible pour une équipe stable, mais se multiplie avec le nombre de sites. Ajoutez les options souvent facturées à part : pointeuse, modules RH, préparation de la paie, mise en place.
Le calculCoût annuel = prix mensuel × unités facturées × 12 + options. Exemple fictif, trois restaurants de 10 salariés : à 3 € HT par salarié, 30 × 3 × 12 = 1 080 € HT par an ; à 80 € HT par établissement, 3 × 80 × 12 = 2 880 € HT par an. Pour un seul restaurant de 30 salariés, ce forfait reviendrait à 960 € HT.
4. Le multi-sites, avant d’en avoir besoin
Vous gérez un restaurant aujourd’hui, trois demain. Changer d’outil à ce moment coûte plus cher que de choisir juste dès le départ. Posez ces questions au premier rendez-vous :
- Le planning de tous les sites se consolide-t-il sur un seul écran ?
- Un salarié peut-il travailler sur deux établissements sans casser ses compteurs ?
- Les règles et les horaires peuvent-ils varier d’un site à l’autre ?
- Le reporting du groupe est-il natif, ou faut-il exporter dans un tableur ?
5. Le lien avec la paie et la DSN
La DSN est une déclaration mensuelle en ligne produite à partir des données de paie, en pratique par le logiciel de paie. Pour les salariés du régime général, elle est déposée sur net-entreprises.fr au plus tard le 5 ou le 15 du mois suivant selon l’effectif ; le régime agricole passe par la MSA.
Un logiciel de planning ne dépose donc pas la DSN : il transmet à la paie les heures réalisées, les absences et les éléments variables. Exigez un export lisible par votre outil de paie ou votre cabinet, et un rapprochement des heures prévues et réalisées avant la clôture. Chaque ressaisie est une erreur de paie possible.
6. La demande attendue, avant les cases
C’est l’angle mort de nombreux comparatifs. Un planning organise qui travaille et quand ; il ne dit pas combien de personnes il faut samedi soir. Cette question relève de l’estimation de la demande : couverts ou tickets attendus par service, charge de préparation, puis postes à couvrir.
Les approches publiées diffèrent : prédiction d’activité à partir de l’historique chez Skello, indicateurs de prévision de la demande dans l’offre Pro de Planday, chiffre d’affaires prévisionnel saisi chez Combo, prévision locale reliée aux stocks et aux recettes chez Praedixa. Demandez d’où vient le besoin affiché, comment une révision de la demande modifie les créneaux à revoir et qui valide le changement.
7. Les extras et les saisonniers
La restauration vit avec des équipes mouvantes. Testez ce parcours avant de signer :
- Ajouter un extra sans modifier le planning des titulaires.
- Suivre les heures cumulées de chaque contrat.
- Intégrer puis sortir un saisonnier sans ressaisie.
- Diffuser le planning et recueillir les disponibilités sur mobile.
8. L’adoption terrain et l’information des équipes
Un planning vaut par son usage : si l’équipe revient au papier, l’outil ne sert plus. L’information des salariés est aussi encadrée. L’employeur affiche les heures de début et de fin de travail ainsi que les heures et la durée des repos. Un horaire collectif est daté, signé, affiché dans chaque lieu concerné et adressé au préalable à l’inspection du travail ; ses modifications sont affichées avant d’être appliquées. Si les horaires sont individualisés, les heures de chaque salarié sont enregistrées chaque jour et récapitulées chaque semaine.
Les changements ont aussi leurs délais. Pour un temps partiel, la convention HCR prévoit une notification au moins 7 jours à l’avance, réduite à 3 jours ouvrés en cas de circonstances exceptionnelles, avec contreparties. Pour un temps complet dont la durée du travail est aménagée sur plusieurs semaines, l’avenant n° 19 du 29 septembre 2014 prévoit un programme communiqué 15 jours à l’avance et 8 jours au moins pour le modifier, sauf circonstances exceptionnelles. Exigez donc :
- La publication sur mobile, avec accusé de lecture.
- Un historique horodaté des versions du planning.
- Une alerte quand un délai de prévenance paramétré n’est pas respecté.
- Le relevé des heures réalisées par salarié.
Économie.gouv : obligations d’affichage de l’employeur
Légifrance : article 6 de l’avenant n° 19 (modification des horaires)
Service-public : modification des horaires d’un temps partiel
FAQ : les questions des restaurateurs
Quel logiciel de planning respecte la convention collective HCR ?
Parmi les solutions comparées, Skello et Combo revendiquent explicitement la convention HCR, avec des alertes légales ou de non-conformité. Agendrix et Planesto annoncent des contrôles fondés sur le Code du travail, Planday des règles à paramétrer, et SmartPlanning indique ne pas contrôler automatiquement durées, amplitude et repos. Aucun outil ne dispense de vérifier le paramétrage : testez un temps partiel en coupure de quatre heures, un extra du samedi et un saisonnier.
Comment gérer les coupures dans un planning de restaurant ?
En paramétrant les règles qui s’appliquent à votre établissement, puis en contrôlant chaque journée avant publication. Pour un salarié à temps partiel relevant de la convention HCR : une seule coupure, hors pauses et repas, de 5 heures au plus ; au-delà de 2 heures, des contreparties prévues par accord d’entreprise ou, à défaut, deux séquences d’au moins 3 heures consécutives et un contrat d’au moins 24 heures par semaine. Faites valider ce paramétrage par votre interlocuteur RH.
Combien coûte un logiciel de planning pour restaurant ?
Les prix publics d’entrée relevés le 27 septembre 2026 dépendent de l’unité facturée : 2,90 € HT par employé et par mois chez SmartPlanning, 2,99 € par utilisateur chez Planday avec cinq utilisateurs minimum, 3,25 € HT par utilisateur chez Agendrix, 60 € HT par établissement chez Combo et 79 € HT par mois chez Skello, selon l’effectif. Planesto propose une offre gratuite limitée jusqu’à 10 salariés ; Praedixa établit une proposition selon vos restaurants et vos usages. Comparez le coût annuel pour votre effectif réel, options comprises.
Existe-t-il un logiciel de planning gratuit pour restaurant ?
Oui, avec des limites. Planesto propose l’offre PLUME, gratuite jusqu’à 10 salariés et limitée à la création et à l’édition du planning. Les essais gratuits vont de 7 jours chez Combo à 5 semaines chez Planesto. Vérifiez ce qui reste disponible à la fin de l’essai : alertes, application mobile, exports pour la paie.
Comment piloter le planning de plusieurs restaurants ?
Exigez trois choses : une vue consolidée de tous les établissements, des règles et des équipes par site sans dupliquer les salariés, et un reporting commun sans export manuel. Skello annonce une gestion centralisée des établissements, Agendrix inclut la gestion multi-succursales et Planesto propose une offre adaptée aux établissements multiples. Praedixa associe une vue réseau au détail de chaque restaurant.
Le planning peut-il alimenter la paie et la DSN ?
Oui, indirectement. Le logiciel de planning transmet les heures réalisées, les absences et les éléments variables au logiciel de paie, qui produit la DSN mensuelle, déposée sur net-entreprises.fr pour le régime général. Vérifiez le format d’export attendu par votre outil de paie ou votre cabinet : Silae est cité par Skello, Agendrix et Combo, PayFit par Skello et Combo, mais chaque connexion dépend de l’offre souscrite.
Faut-il un logiciel spécialisé CHR ou un outil généraliste ?
Tout dépend de la complexité de vos plannings. Une équipe stable, sans coupure ni extra, peut s’accommoder d’un outil généraliste et de contrôles manuels. Dès que les temps partiels en coupure, les extras et les saisonniers se multiplient, des règles HCR paramétrées et des alertes avant publication deviennent décisives. Si votre difficulté principale est de prévoir combien de personnes affecter à chaque service, regardez aussi comment l’outil estime la demande.
Votre plan d’action en 3 étapes
Il n’existe pas de meilleur logiciel universel : cherchez celui qui règle votre difficulté principale, à coût annuel comparable. Voici comment trancher en une semaine.
- Listez vos trois irritants : coupures mal suivies, équipes mal dimensionnées, plusieurs restaurants difficiles à consolider. Ils deviennent votre grille d’évaluation.
- Faites rejouer la même semaine à trois éditeurs : un samedi chargé, un temps partiel en coupure, un extra et une absence de dernière minute. Notez ce que l’outil signale et ce qui reste manuel.
- Calculez le coût annuel réel : effectif total avec extras et saisonniers, options, pointeuse et mise en place compris.
Pendant le pilote
Relevez le temps passé à préparer la semaine, les modifications après diffusion et les écarts de couverture par poste. Demandez aux équipiers s’ils trouvent la version à jour et comprennent les changements. Convenez des validations avant d’étendre la pratique aux autres restaurants.
VOS RESTAURANTS
Parlons de vos besoins terrain.
Praedixa est le tout-en-un opérationnel IA natif pour les réseaux de restauration : stocks, planning, fiches techniques, rentabilité, suivi HACCP et prévision. Échangeons sur les usages que vous souhaitez réunir.

